RÉSUMÉ EXÉCUTIF
Une année sur laquelle bâtir
L’économie canadienne a perdu de son élan en 2025, freinée par le ralentissement des échanges commerciaux, le refroidissement du marché du travail et la montée des risques géopolitiques. Malgré un début 2026 marqué par des bases fragiles, un optimisme prudent se dessine pour l’année à venir.
Le secteur de la construction a enregistré une amélioration généralisée et fait preuve de résilience dans un contexte de plus en plus incertain. L’investissement public continue de soutenir l’activité, bien que la divergence croissante entre les priorités de dépenses fédérales et le resserrement budgétaire des provinces oblige certains marchés à composer avec des arbitrages en matière d’investissement.
La croissance des coûts des intrants a commencé à réapparaître, sous l’effet des contraintes tarifaires et des perturbations des chaînes d’approvisionnement en 2025. Les prix élevés du pétrole demeurent un risque pour la structure de coûts du secteur de la construction en 2026, bien que l’assouplissement du marché du travail ait, pour l’instant, contribué à contenir ces pressions.
La hausse des prix soumissionnés devrait demeurer modérée à court terme, les niveaux d’activité plus faibles favorisant une concurrence soutenue. Toutefois, les années 2027 et 2028 devraient être marquées par une reprise de la croissance des prix et par un resserrement des capacités, à mesure que les carnets de commandes se reconstituent et que la demande en infrastructures s’intensifie.
En bref
Croissance annuelle du PIB de la construction en 2025
Croissance annuelle des coûts des intrants de la construction en 2025
Estimation de la hausse des prix soumissionnés en 2026