Aperçu du marché de la construction
Activité variable selon les secteurs
Le PIB du secteur de la construction a progressé de 1,0 % au deuxième trimestre de 2026, après deux trimestres consécutifs de recul. Cette croissance a été principalement soutenue par les secteurs du génie civil (+2,0 %) et de la construction résidentielle (+1,5 %), grâce à la poursuite des investissements dans les infrastructures et à la résilience de l’activité résidentielle observée dans plusieurs provinces. Parallèlement, la construction non résidentielle a diminué de 0,5 % au deuxième trimestre, tandis que le secteur de la réparation (-0,2 %) a continué de s’affaiblir, enregistrant un quatrième trimestre consécutif de baisse.
Source: Statistique Canada
L’investissement dans la construction de bâtiments, un indicateur clé de l’activité de construction au Canada, a augmenté de 1,1 % par rapport au trimestre précédent et de 2,7 % sur un an au deuxième trimestre de 2026.
Bien que l’activité globale du secteur de la construction demeure positive, les résultats varient considérablement selon les secteurs et les catégories d’actifs, les promoteurs, les investisseurs et les organismes publics réagissant différemment aux conditions actuelles du marché, à l’évolution des priorités ainsi qu’à l’incertitude économique et géopolitique accrue.
Source: Statistique Canada
À première vue, la construction résidentielle semble avoir repris de l’élan au deuxième trimestre de 2026, affichant une hausse respective de 1,7 % et 3,4 % par rapport au trimestre précédent et à l’année précédente. Cette progression a été principalement stimulée par l’activité dans le segment des maisons individuelles, qui a augmenté de 7,1 % sur un an, comparativement à une croissance de seulement 0,4 % pour les logements collectifs.
Toutefois, plutôt que de signaler une reprise généralisée du marché des maisons individuelles, une grande partie de cette récente croissance semble être concentrée au Québec et attribuable à des conditions de marché locales. La variabilité régionale pourrait d’ailleurs devenir une tendance plus marquée dans la construction résidentielle au cours des prochaines années, à mesure que les gouvernements locaux et les municipalités mettront en œuvre leurs propres politiques en matière de logement. Un autre facteur contributif est l’effet différé du niveau élevé de mises en chantier enregistré au deuxième trimestre de 2025.
Malgré cela, la construction de logements collectifs demeure la principale source d’activité résidentielle depuis le milieu de l’année 2023, représentant 55,5 % de l’ensemble des investissements résidentiels depuis le début de l’année, dans un contexte où les décideurs accordent une attention accrue au logement abordable.
La croissance de la construction non résidentielle a été plus modérée, augmentant de 1,2 % par rapport au trimestre précédent au deuxième trimestre de 2026, principalement grâce à l’activité commerciale, qui représente environ la moitié de l’activité dans ce secteur. Les investissements dans la construction commerciale ont progressé de 2,2 % sur un an, l’essentiel de cette activité étant concentré dans les secteurs des bureaux et du commerce de détail. La construction institutionnelle et gouvernementale a enregistré une croissance plus modeste de 0,6 %, tandis que les investissements industriels ont reculé de 0,4 % par rapport à l’année précédente.
Au-delà de ces mouvements récents, l’un des changements les plus marquants du marché a été le recours croissant à la construction institutionnelle au sein du secteur non résidentiel. Depuis 2022, sa part des investissements non résidentiels totaux est passée d’un peu moins de 26,0 % à plus de 30,0 %, reflet de l’augmentation des investissements dans les soins de santé, l’éducation et d’autres initiatives d’infrastructures publiques.